Ituri : à Irumu, des civils dénoncent des détentions et violences dans des cachots attribués aux miliciens

Des cas de détentions arbitraires, de tortures, d’extorsions et de décès de civils sont rapportés dans plusieurs chefferies du territoire d’Irumu, en Ituri. Selon des témoignages recueillis localement, ces faits seraient liés à des cachots clandestins attribués à des groupes armés.
Les alertes concernent notamment les chefferies des Andisoma, Mobala, Walese-Vonkutu et Basili. À Komanda, certains habitants pointent du doigt des miliciens de la Force patriotique intégrationniste du Congo (FPIC), appelée « Chini ya Kilima », auxquels ils attribuent notamment un lieu de détention connu sous le nom de « Maison jaune ».
Une habitante affirme que sa grande sœur, accusée de sorcellerie par certains membres de sa famille "y a été détenue puis tuée". Elle dit que le corps n’a jamais été remis à la famille.
Un autre habitant affirme avoir été arrêté après une dispute conjugale, détenu dans un cachot et contraint de payer 500 000 francs congolais. Il dit également avoir subi des violences physiques.
Un activiste des droits humains affirme que des cas similaires sont signalés à Walese-Vonkutu, où plusieurs personnes auraient été détenues et certaines tuées.