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Afrique : la RDC appelée à participer au capital initial de 5 milliards USD de la Banque Africaine de l’Énergie

Zoom Eco · Kiala Curnis · 25 septembre 2026 · Source originale

La République démocratique du Congo (RDC) entend renforcer son implication dans les initiatives africaines visant à mobiliser des financements pour le secteur des hydrocarbures. La question a été au centre des échanges, le jeudi 24 septembre 2026 à Kinshasa, entre la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, et une délégation de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO). Conduite par Karrol Kadiata, président du Conseil exécutif de l’APPO, la délégation a notamment présenté les principaux projets portés par l’organisation, dont le lancement de la Banque Africaine de l’Énergie (AEB). Les discussions ont également porté sur le développement de partenariats entre la Société africaine d’investissement en énergie (AEICORP) et la SONAHYDROC, ainsi que sur la restructuration du Secrétariat général de l’APPO. Pour participer au lancement de la Banque Africaine de l’Énergie en qualité de membre fondateur, la RDC devra notamment ratifier le traité instituant cette nouvelle banque et s’acquitter de sa contribution au capital social, selon les éléments communiqués à l’issue de la rencontre. L’institution doit disposer d’un capital initial annoncé de 5 milliards de dollars américains. Selon l’APPO, elle devrait principalement contribuer au financement des projets pétroliers et gaziers en Afrique, dans un contexte marqué par les difficultés croissantes d’accès aux financements internationaux pour les hydrocarbures. « Nous restons très confiants que la RDC fera tout pour être membre fondateur de cette banque. Nous pensons qu’elle fera un paiement initial et ratifiera le traité de création », a déclaré Zakaria Dosso, directeur général d’AEICORP. Il a également souligné la volonté de l’organisation de renforcer la capacité des pays africains à mobiliser leurs propres ressources financières pour le développement de leur industrie énergétique. La création de cette banque intervient dans un contexte de transformation du financement énergétique mondial. Plusieurs institutions financières internationales ont progressivement renforcé leurs restrictions concernant le financement de nouveaux projets liés aux combustibles fossiles, notamment dans le cadre de la transition énergétique. Pour les pays africains producteurs ou disposant d’un potentiel pétrolier et gazier, l’APPO entend ainsi développer des mécanismes de financement continentaux susceptibles de soutenir les investissements dans les infrastructures et les projets énergétiques. Pour la RDC, l’enjeu est particulièrement lié à la valorisation de ses ressources pétrolières et gazières, mais aussi à sa capacité à mobiliser des capitaux pour développer son secteur des hydrocarbures. L’implication de la SONAHYDROC dans d’éventuels partenariats avec AEICORP constitue, dans cette perspective, un autre axe abordé lors des échanges de Kinshasa. La rencontre intervient également à quelques semaines d’une échéance importante pour la diplomatie énergétique congolaise. Actuellement vice-présidente de l’APPO, Acacia Bandubola Mbongo doit prendre la tête de l’organisation lors de la prochaine session ordinaire du Conseil des ministres, annoncée pour le 17 novembre 2026, sous réserve de la procédure institutionnelle prévue. Elle deviendrait ainsi, selon l’APPO, la première femme à présider l’organisation. « Le 17 novembre, lors de la session ordinaire du Conseil des ministres, Madame la Ministre d’État va briguer le mandat de la présidence. Elle sera la toute première femme à briguer la présidence de l’organisation des pays membres de l’APPO. », a indiqué Karrol Kadiata. Cette perspective place la RDC au cœur des prochaines orientations de l’organisation panafricaine, alors que les producteurs africains cherchent à renforcer la coopération et les mécanismes de financement de leur secteur énergétique. Pour Kinshasa, la ratification du traité de création de la Banque Africaine de l’Énergie et sa contribution au capital social constitueront désormais des étapes déterminantes pour concrétiser sa participation au dispositif financier porté par l’APPO. Mitterrand MASAMUNA

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