Consultance nationale pour l’évaluation finale du projet DGD 22–26

Consultance nationale pour l’évaluation finale du projet DGD 22–26
1. Informations clés de l’appel à candidature
Le programme DGD 2022–2026 intitulé « Renforcer la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des (jeunes) femmes au Sud et Nord Kivu » est mis en œuvre par Oxfam et ses partenaires au [ASOP, FOPAC Sud Kivu et FOPAC Sud Kivu et vise d’ici fin 2026, 3375 (jeunes) femmes vivant en lisière des aires protégées et des exploitations minières au Sud et au Nord Kivu renforcent leur sécurité alimentaire, leurs moyens d’existence et leur protection sociale et sécuritaire, par l’augmentation de la production agricole, de la valeur ajoutée des produits agricoles, du développement des mécanismes durables de résilience communautaire et la défense des droits des producteurs. trices.
La zone d’intervention (Nord et Sud Kivu) du projet DGD 22 26 est en proie à la guerre de AFC/M23 conduisant à un déplacement massif des populations des localités rurales (zones de combat) vers le milieu urbain (jugé plus sécurisé).
Les affrontements armés persistants forcent les populations à des déplacements répétés, abandonnant derrière elles leurs moyens de production (champs, culture et bétail) tel a été le cas des Masisi au Nord Kivu et Uvira au sud Kivu toutes deux zones d’intervention du projet DGD 22 26.
Les groupes cibles sont constitués de : 2251 (jeunes) femmes membres des OPA et 1124 PDI (femmes et filles comme porte d’entrée), vivant dans la lisière des aires protégées et zone d’exploitation minières au Sud et au Nord Kivu, soit une femme jeune est une femme entre 18 et 35 ans.
La stratégie de mise en œuvre de ce projet est principalement axée sur le partenariat et le renforcement des capacités fondé sur les droits, en particulier ceux des femmes et des enfants, à travers des activités visant à renforcer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des (jeunes) femmes du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, ainsi qu’à lutter aux côtés des femmes contre les inégalités et pour la justice socio-économique au sein du système alimentaire. Ce programme s'inscrit dans le cadre du volet international du programme DGD 2022–2026 intitulé « Lutter avec les femmes contre les inégalités et pour la justice économique dans les systèmes alimentaires » , mis en œuvre dans huit pays : Burkina Faso, Mali, Niger, RD Congo, Palestine, Cambodge, Laos et Vietnam. À travers des stratégies adaptées à chaque contexte national, ce programme vise à contribuer à des transformations sociales, économiques et politiques en faveur des femmes au sein des systèmes alimentaires.
Depuis 2022, Oxfam et ses partenaires utilisent la méthodologie de la Récolte des Effets (Outcome Harvesting) comme approche de suivi. Celle-ci permet d’identifier et d’analyser des changements complexes et non linéaires, souvent liés aux dynamiques de pouvoir, en mettant l’accent sur les contributions du programme aux changements observés.
L’évaluation finale sera conduite par une équipe composée d’une consultance internationale et de consultant·es nationaux·ales dans chacun des pays concernés. Ceux-ci travailleront en étroite collaboration tout au long du processus afin d’assurer la cohérence méthodologique de l’exercice tout en garantissant l’ancrage contextuel de l’analyse.
Oxfam en RDC souhaite recruter un·e consultant·e national·e pour contribuer à cette évaluation finale. Le présent mandat concerne spécifiquement l’évaluation conduite en RDC L’évaluation finale viendra compléter le dispositif de suivi existant en examinant :
Cette évaluation s’inscrit dans un dispositif global comprenant huit évaluations nationales réalisées selon un cadre méthodologique commun.
Bien que réalisée après la soumission du programme DGD 2027–2031, ses conclusions contribueront à alimenter les apprentissages et les ajustements de mise en œuvre pour ce nouveau cycle de programmation.
Le·la consultant·e national·e travaillera en étroite collaboration avec :
Les livrables détaillés de la consultance nationale sont présentés en section 8.
Évaluer dans quelle mesure le programme DGD 22–26 a contribué à des changements significatifs, durables et transformatifs pour les femmes dans les systèmes alimentaires, en s’appuyant sur la Récolte des Effets (OH) et selon trois critères CAD principaux : Efficacité, Durabilité, Impact .
L’évaluation finale s’articule autour de trois questions‑chapeaux, correspondant aux critères CAD retenus pour le programme DGD 22‑26. Elles servent de cadre commun pour l’ensemble des pays. En complément, des questions spécifiques au pays ont été définies sur la base du contexte national, des effets déjà récoltés et des besoins d’apprentissage identifiés avec les partenaires. Elles pourront toutefois être affinées lors de la phase de préparation, puis formalisées dans le rapport de démarrage élaboré par le·la consultant·e natianal·e.
Dans quelle mesure les stratégies et partenariats mis en œuvre ont ‑ ils permis d’avancer vers les changements souhaités, et dans quelle mesure les changements effectivement observés — attendus ou inattendus — confirment-ils leur efficacité ?
Quels facteurs favorisent ou limitent la pérennité des changements observés, et dans quelle mesure ces changements sont-ils susceptibles de se maintenir après la fin du programme ?
Quels impacts significatifs peuvent être attribués au programme sur les conditions de vie, le pouvoir d’agir des femmes, et les transformations structurelles dans les systèmes alimentaires ?
L’évaluation finale s’appuie sur une approche qualitative et participative, structurée autour de la Récolte des Effets, déjà mobilisée pour le suivi du programme DGD 22–26. Elle vise à analyser la contribution du programme aux changements observés, en lien avec les critères CAD retenus : efficacité, durabilité et impact.
L’évaluation est conduite selon une démarche mixte et collaborative, elle combine l’expertise indépendante des consultant·e·s internationaux et nationaux avec l’implication active d’Oxfam et des partenaires. De l’analyse initiale à la rédaction finale, les différentes étapes sont co‑construites de manière transparente, afin de garantir la rigueur méthodologique, l’inclusion des perspectives locales et un apprentissage collectif.
La consultance internationale assure la cohérence inter‑pays, fournit le cadrage méthodologique et accompagne les consultant·e·s nationaux·ales, tandis que ces dernier·ère·s mènent la collecte terrain, les analyses préliminaires et la rédaction des rapports pays. Cette articulation permet d’allier expertise indépendante, contextualisation locale et appropriation renforcée des résultats.
L’approche méthodologique est également ancrée dans les principes féministes qui guident le programme. À chaque étape — de la sélection des participant·e·s à l’interprétation des résultats — les consultant·e·s veillent à promouvoir l’inclusion, à respecter la diversité, à garantir la sécurité et la dignité des participant·e·s, et à réduire les asymétries de pouvoir. Les méthodes participatives utilisées doivent créer des espaces accessibles aux femmes, aux jeunes et aux groupes marginalisés, tout en rendant visibles les dynamiques de pouvoir qui influencent les transformations observées.
L’évaluation intègre enfin un exercice de capitalisation visant à identifier et documenter des succès significatifs du programme. Cette capitalisation, nourrie par la triangulation des données (OH, FG, KII, documentation) et approfondie lors des ateliers de mise en sens, permettra d’alimenter la diffusion des apprentissages auprès des parties prenantes. Les quatre phases ci‑dessous présentent la chronologie et les outputs attendus.
Phase 1 — Préparation et analyse initiale
Objectif : établir un cadre méthodologique harmonisé et une compréhension partagée des effets existants.
Phase 2 — Collecte participative (terrain)
Objectif : générer des données qualitatives complémentaires pour enrichir et trianguler les effets récoltés.
Phase 3 — Ateliers de mise en sens (sensemaking)
Objectif : analyser collectivement les résultats, valider la contribution du programme, co interpréter les changements et co formuler des recommandations.
Objectif : produire les analyses finales par pays.
La gouvernance de l’évaluation s’organise à deux niveaux complémentaires : national et international.
Au niveau pays , l’évaluation est supervisée par un comité de pilotage national composé de représentant·e·s d’Oxfam dans le pays, d’Oxfam Belgique, de la consultance internationale et du/de la consultant·e national·e. Ce comité assure le suivi opérationnel de l’évaluation, accompagne sa mise en œuvre et valide les principaux livrables relatifs à l’évaluation nationale.
Au niveau international , la gouvernance assure la supervision d’ensemble du processus d’évaluation dans les huit pays concernés, en veillant à la cohérence méthodologique, à la qualité des analyses et à la consolidation des apprentissages transversaux.
Les comités de pilotage sont chargés de valider les principales étapes de l’évaluation (rapport de démarrage, résultats intermédiaires et rapport final) et d’assurer la qualité ainsi que la cohérence du processus à leur niveau respectif.
Assure la coordination globale de l’évaluation, garantit la cohérence inter-pays et valide les livrables clés.
Assure la coordination locale, la logistique terrain, la mobilisation des parties prenantes et le suivi opérationnel de la consultance.
Fournit le cadre méthodologique global, accompagne les consultant·es nationaux·ales et garantit la qualité, la cohérence et la comparabilité des analyses entre les différents pays. Assure la consolidation des résultats issus de l’ensemble des évaluations nationales et produit le rapport de synthèse au niveau du programme, comprenant une analyse transversale, les principaux apprentissages et des recommandations stratégiques.
Conduisent la collecte de données, réalisent les analyses préliminaires, co-facilitent les ateliers de mise en sens et rédigent le rapport pays.
Participent à la collecte de données et aux ateliers, et contribuent à l’analyse et à la validation des résultats.
8. Livrables attendus de la consultance nationale
1) Rapport de démarrage (rapport initial) – Pays Comprenant :
Courte synthèse (3–5 pages) présentant :
3) Participation active aux ateliers de mise en sens Incluant :
4) Rapport d’évaluation pays (20–25 pages) Le rapport final inclura :
Les rapports pays alimenteront une analyse transversale conduite par la consultance internationale couvrant l'ensemble des pays du programme.
10. Charge de travail estimative de la consultance nationale
Total estimatif consultance pays : 28–35 jours
11. Organisation de la consultance nationale
La consultance nationale pourra être assurée par un·e consultant·e unique ou par deux consultant·e·s travaillant conjointement sur l’évaluation du pays. Cette option permettra, si nécessaire, de répartir le travail en fonction des disponibilités, des complémentarités thématiques ou de la charge de collecte et d’analyse.
En cas de duo, les consultant·e·s travailleront de manière coordonnée et assumeront ensemble les responsabilités méthodologiques et opérationnelles définies dans les présents TdR.
Documents à soumettre Les candidat·es sont invité·es à soumettre :
Les offres peuvent être soumises par des consultant·es individuel·les ou par des cabinets de consultance.
Informations complémentaires Le/la consultant·e ou le cabinet retenu·e sera responsable de la réalisation de la mission et de la production des livrables prévus au contrat. Oxfam mettra à disposition la documentation pertinente nécessaire à la réalisation de l'évaluation, dans le respect des règles de confidentialité applicables.
Seules les offres ayant obtenu au moins 70 % de la note technique maximale seront prises en compte pour l'évaluation financière.
Le contrat sera attribué au/à la candidat·e ayant obtenu le meilleur score global, conformément au principe du meilleur rapport qualité-prix.
Oxfam se réserve le droit de demander des clarifications et de mener des entretiens avec les candidat·es présélectionné·es avant toute décision d'attribution.
Le/la consultant·e ou le cabinet retenu·e devra adhérer aux politiques d'Oxfam en matière d'éthique, de sauvegarde, de prévention de l'exploitation et des abus, ainsi que de lutte contre la fraude et la corruption.
À ce titre, il/elle devra accepter et respecter les politiques et codes de conduite applicables d'Oxfam.
Ces engagements couvrent notamment le respect des droits humains, des principes d'intégrité professionnelle, de la protection des personnes participantes à l'évaluation, ainsi que des règles de confidentialité et de protection des données.