CongoNews

Walikale-Masisi : les FARDC signalent des morts civils et en appellent à la communauté internationale

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 22 septembre 2026 · Source originale

Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont publié mardi 22 septembre un deuxième communiqué en quarante-huit heures sur l’axe Walikale-Masisi, au Nord-Kivu. Elles y affirment continuer d’observer strictement le cessez-le-feu sur l’ensemble des lignes de front de la province, accusent l’AFC/M23 et les forces rwandaises d’avoir multiplié leurs attaques, et font état pour la première fois de pertes en vies humaines parmi les civils. Le texte appelle la communauté nationale et internationale à prendre acte de ces violations. Le communiqué du dimanche 20 septembre, signé du lieutenant Marc Elongo, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, décrivait des villages incendiés, des cultures rasées et de nouvelles vagues de déplacement vers Walikale. BETO l’a publié ce matin . Celui de mardi va plus loin sur trois points. Il nomme les forces rwandaises aux côtés du mouvement armé. Il ajoute un préjudice qui ne figurait pas dans le premier texte : « Ces attaques répétées ont entraîné des pertes en vies humaines parmi les populations civiles, des déplacements de populations ainsi que l’incendie de plusieurs villages. » Et il élargit son destinataire au-delà de l’opinion congolaise. « Les FARDC appellent la communauté nationale et internationale à prendre acte de ces violations répétées du cessez-le-feu et de leurs graves conséquences sur les populations civiles », écrit l’armée. Le texte engage nommément le général-major Évariste Somo Kakule, gouverneur militaire du Nord-Kivu et commandant des opérations, qui réaffirme le droit de riposte des FARDC. L’axe Walikale-Masisi est un couloir déjà éprouvé, dans une province dont la capitale, Goma, est sous contrôle de la coalition soutenue par le Rwanda depuis janvier 2025. Le mécanisme censé trancher Un dispositif existe pour établir les faits sur les lignes de front : le mécanisme conjoint de vérification, dont la première mission de terrain s’est tenue le 24 août et a couvert Goma, Uvira, Minembwe et Kalehe. Sa faiblesse est structurelle et connue : les constats y sont adoptés par consensus, ce qui donne à la partie mise en cause une voix sur le verdict qui la concerne. BETO en a décrit le fonctionnement . Aucun constat portant sur l’axe Walikale-Masisi n’a été rendu public. Les deux accords invoqués Le communiqué met en cause des engagements pris dans le cadre du processus de Doha et de l’accord de Washington. Les deux sont documentés, et leur état d’avancement est mesuré. Côté Doha, le taux de mise en œuvre s’établissait à 18,6 % treize mois après la signature, avec quinze détenus remis sur 477 identifiés. Le décompte est ici . Côté Washington, les sessions successives entre Kinshasa et Kigali se sont tenues à Genève, la septième s’étant achevée à la mi-septembre sur deux engagements toujours non exécutés . Autrement dit, les textes que le communiqué invoque sont eux-mêmes en attente d’exécution sur la plus grande partie de leur contenu. The post Walikale-Masisi : les FARDC signalent des morts civils et en appellent à la communauté internationale appeared first on BETO .

Grands-LacsSécurité & Défense

Walikale-Masisi : les FARDC signalent des morts civils et en appellent à la communauté internationale — CongoNews