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RDC : 120 000 tonnes de cacao exportées en 2025 (Muhindo Nzangi)

7sur7.cd · 21 septembre 2026 · Source originale

D’après Muhindo Nzangi, le gouvernement congolais a engagé la revitalisation des principales institutions du système semencier national, dont l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA), les Centres d’adaptation et de production des semences agricoles (CAPSA), ainsi que le Service national des semences (SENASEM).

Dans le même élan, des équipements de traitement des semences ont été installés. Des semences améliorées de maïs, de haricot, de soja, d’arachide, de riz et de manioc ont également été produites et distribuées aux producteurs dans plusieurs provinces, avec pour objectif d’améliorer les rendements agricoles et de renforcer la résilience des exploitations familiales.

En ce qui concerne l’accélération de la mécanisation agricole, le ministre a annoncé que 400 tracteurs ont, à ce jour, été distribués aux producteurs et aux structures agricoles, tandis que 3 600 autres sont attendus au cours des deux prochaines années.

Il a également indiqué que le ministère travaille au développement d’une filière nationale de fabrication, d’assemblage et de maintenance des tracteurs en République démocratique du Congo, afin de réduire les coûts d’exploitation et de renforcer les capacités techniques locales.

Le ministre de l’Agriculture a par ailleurs indiqué encourager l’installation d’unités locales de production et de blendage d’engrais afin de réduire la dépendance aux importations.

Des initiatives sont en cours à Boma et à Lubumbashi pour favoriser une meilleure disponibilité des intrants agricoles adaptés aux réalités des différentes zones de production.

Cette orientation, selon le ministre, s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer la productivité agricole tout en développant une industrie nationale des intrants.

En ce qui concerne la production de maïs, le ministère relève une amélioration progressive de la disponibilité nationale. Selon les données présentées, le déficit est passé d’environ 8 millions à 3,5 millions de tonnes au cours des cinq dernières années, même si le recours aux importations demeure nécessaire pour couvrir les besoins de consommation.

Le gouvernement entend donc poursuivre les investissements dans cette filière afin de renforcer durablement la production nationale.

Le ministre de l’Agriculture a également mis l’accent sur le renforcement des infrastructures de stockage et de transformation des produits agricoles, afin de constituer des réserves alimentaires stratégiques capables de répondre plus efficacement aux déficits de production et aux situations d’urgence alimentaire sur l’ensemble du territoire national.

Muhindo Nzangi a aussi indiqué avoir lancé un « vaste » programme de promotion des cultures pérennes, notamment le cacao, le café et le palmier à huile. Des pépinières publiques sont déjà opérationnelles dans 14 provinces afin d’étendre progressivement ces cultures à l’ensemble des provinces disposant d’un potentiel agricole.

Il a précisé qu’environ 120 000 tonnes de cacao ont été exportées en 2025, avec l’ambition d’accroître la production nationale et de diversifier les zones de culture.

En outre, 27 millions de Congolais restent confrontés à une situation d’insécurité alimentaire aiguë, ce qui appelle à la poursuite des réformes structurelles engagées sur l’ensemble de la chaîne agricole, de la production à la transformation, en passant par le stockage et la commercialisation, a conclu le ministre.