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RDC : condamné à 10 ans de travaux forcés, Constant Mutamba dénonce un « complot politico-judiciaire »

7sur7.cd · 21 septembre 2026 · Source originale

Pour l’ancien ministre, cette condamnation s’inscrit dans une série d’actions dirigées contre lui. Il met notamment en cause les collaborateurs du chef de l’État, auxquels il reproche d’avoir interprété son parcours politique comme une volonté de briguer la magistrature suprême.

Constant Mutamba affirme ensuite que les institutions de l’État sont utilisées pour porter atteinte à son image. Selon lui, cette stratégie passe notamment par des procédures judiciaires qu’il estime infondées.

L’ancien ministre présente ainsi sa condamnation comme l’aboutissement d’un processus qu’il dit avoir identifié depuis 2025.

Sur le déroulement du procès, Constant Mutamba conteste également la procédure ayant conduit à sa condamnation. Il affirme notamment que les débats n’ont duré que deux jours et qu’aucun témoin n’a comparu.

Il rejette par ailleurs les accusations financières retenues contre lui. Dans sa lettre, il affirme notamment que les 14 millions de dollars américains évoqués dans le dossier n’ont jamais été décaissés.

Pour Constant Mutamba, le ministère de la Justice n’est par ailleurs pas responsable de la gestion des fonds du FRIVAO.

L’ancien ministre dénonce enfin des violations de la procédure et une atteinte à ses droits de la défense.

Malgré sa condamnation, Constant Mutamba appelle ses soutiens à tenir bon. Il inscrit cette épreuve judiciaire dans une lecture plus large de son parcours politique.

L’ancien ministre affirme enfin que la prison ne met pas nécessairement fin au parcours d’un homme politique. Il cite, à cet égard, plusieurs figures historiques ayant connu la détention, avant de conclure sa lettre par un appel à la « résistance ».

La Cour de cassation a condamné Constant Mutamba, vendredi 18 septembre 2026, à 10 ans de travaux forcés dans l’affaire liée à la gestion des fonds du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).