Deuxième recensement général de la population : les chefs d’équipe formés pour superviser la cartographie censitaire

Cette étape intervient après la formation de 1 868 opérateurs cartographes, organisée pendant quatre jours sur 35 sites répartis à travers les quatre districts de la capitale. À l’issue de cette formation, les opérateurs cartographes ont été soumis à une évaluation destinée à apprécier leur niveau de préparation avant leur intervention sur le terrain.
Ces deux formations constituent des étapes distinctes, mais complémentaires, dans la préparation des opérations de cartographie censitaire.
La formation des opérateurs cartographes a permis de préparer les agents appelés à intervenir directement sur le terrain. Les chefs d’équipe ont, pour leur part, bénéficié d’une formation spécifique destinée à les préparer à leurs responsabilités d’encadrement, de coordination et de supervision.
Le chef d’équipe est notamment chargé d’accompagner son équipe, de suivre l’exécution des travaux, de veiller au respect des consignes et de faire remonter les informations nécessaires à la coordination des opérations. Cette organisation établit une chaîne de supervision entre les équipes de terrain, les chefs de brigade et la coordination des opérations.
Il faut souligner que la cartographie censitaire constitue une étape préparatoire du RGPH-2. Elle vise à connaître, délimiter et inventorier les zones, les infrastructures et les logements qui devront être couverts lors du dénombrement. Elle ne consiste pas encore à compter la population.
Sur le terrain, les opérateurs cartographes confrontent les données disponibles aux réalités observées. Ils vérifient notamment les limites des zones, identifient les logements et les infrastructures et actualisent les informations lorsque cela est nécessaire.
Ce travail doit permettre de constituer les aires de dénombrement, c’est-à-dire des zones clairement définies qui seront ensuite confiées aux agents recenseurs.
Par ailleurs, la cartographie vise ainsi à organiser le futur dénombrement et à réduire les risques d’omission ou de double comptage.
Les opérations reposent sur une organisation en équipes et en brigades. Une équipe comprend quatre opérateurs cartographes et un chef d’équipe. Cinq équipes constituent une brigade dirigée par un chef de brigade.
Une brigade regroupe ainsi 26 personnes : un chef de brigade, cinq chefs d’équipe et 20 opérateurs cartographes. Cette organisation doit assurer l’encadrement de proximité, la coordination et le suivi des travaux sur le terrain.
Kinshasa constitue la première zone de mise en œuvre de cette opération dans le dispositif présenté aux équipes, avant son déploiement progressif dans les autres parties du pays.
Le RGPH-2 rappelle par ailleurs que le recensement est gratuit : « Aucun citoyen ne doit payer pour être recensé ». Le recrutement et la formation des agents sont également gratuits et aucun paiement, frais de dossier ou dépôt ne doit être exigé dans ce cadre.
La population est ainsi invitée à accueillir les équipes dûment habilitées et à signaler toute sollicitation financière effectuée au nom du RGPH-2.
La clôture de la formation des chefs d’équipe marque une nouvelle étape dans la préparation de la cartographie censitaire à Kinshasa. Après la formation des opérateurs cartographes et celle des chefs d’équipe, le dispositif opérationnel se met progressivement en place pour la poursuite des travaux sur le terrain.
La mise en œuvre de l’opération doit également permettre de créer près de 160 000 emplois directs au cours de ses différentes phases. La cartographie prépare ainsi le terrain avant le dénombrement de la population. L’expérience de Kinshasa s’inscrit dans le déploiement progressif du RGPH-2 à travers la République démocratique du Congo, avec pour objectif de contribuer à la production de données actualisées sur la population et l’habitat.