Crise dans l'Est : bilan alarmant en août entre déplacés, aides et choléra (OCHA)

Selon le document, en Ituri, plus de 312 900 personnes déplacées vivant dans 69 sites font face à plusieurs défis humanitaires. Particulièrement, le territoire de Djugu est l'une des zones où l’assistance alimentaire s’est accrue, avec plus de 103 000 personnes qui ont bénéficié de cette aide au cours du mois d’août. La situation est similaire dans plusieurs autres territoires de l'Ituri suite aux violences et mouvements de populations.
OCHA regrette qu'en dépit de ces besoins, les affrontements et les attaques armées continuent de compliquer l’accès de l’aide humanitaire à certaines zones où des familles de déplacés sont confrontées à des difficultés liées notamment à l’alimentation et aux conditions de vie dans les sites.
Au Nord-Kivu, l’assistance alimentaire a également bénéficié à un nombre important de personnes. Selon l'agence onusienne, plus de 197 500 personnes ont reçu une aide alimentaire au cours du mois d’août. Mais, en même temps, les hostilités se sont poursuivies dans plusieurs territoires, avec de nouveaux déplacements à Masisi, Rutshuru, Walikale, Beni et Lubero.
L'agence évoque également les déplacements qui compliquent l’accès des familles aux services essentiels et qui rendent l’intervention des organisations humanitaires plus difficile dans certaines zones. L’assistance alimentaire apportée en août a toutefois été distribuée à près de 200 000 personnes.
Au Sud-Kivu, par ailleurs, le rapport d’OCHA cite à la fois la situation sécuritaire et les problèmes sanitaires. Les combats se sont intensifiés dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira, exposant ainsi les civils. En plus de cette crise, OCHA précise que la province est également confrontée au choléra.
Le Nord-Kivu, Sud-Kivu et l'Ituri sont les provinces les plus instables du pays. Des groupes armés locaux et étrangers, entre autres le M23, les ADF, les CODECO ainsi que d'autres milices locales sont à l'origine d'une crise humanitaire indescriptible suite à des milliers des déplacés qui fuient les violences.