Dialogue national : Jonas Tshiombela se méfie de la médiation CENCO-ECC

Alors que plusieurs forces politiques plaident pour que la médiation du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi soit confiée au tandem formé par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) prend le contre-pied absolu de cette option.
Par la voix de son coordonnateur national, Jonas Tshiombela, l'organisation réaffirme son refus catégorique de voir les confessions religieuses arbitrer ces assises politiques.
Les confessions religieuses, jugées « parties prenantes » au conflit
Pour le président de la NSCC, les chefs spirituels catholiques et protestants ont perdu l'impartialité nécessaire à toute facilitation impartiale. Selon Jonas Tshiombela, au fil des multiples prises de position publiques face aux enjeux électoraux et sécuritaires du pays, les Églises sont « désormais devenues des parties prenantes au conflit » politique qui secoue la République Démocratique du Congo.
« On ne peut pas être à la fois joueur et arbitre », soutient la NSCC, estimant qu’attendre une neutralité parfaite de structures religieuses déjà engagées