Dialogue : des organisations de la société civile saluent l’ordonnance instituant le comité d’organisation et exigent un processus inclusif

Dans une interview accordée ce lundi 14 septembre 2026 à 7SUR7.CD à Kinshasa, Danny Singoma estime que cette ordonnance constitue une « étape » juridique vers la concrétisation du dialogue national et le lancement du débat officiel autour de ce processus.
Le président national du Cadre de concertation national de la société civile souligne également que les inquiétudes liées à un éventuel partage des postes devront être appréciées à la lumière des termes de référence du dialogue.
De son côté, Jonas Tshiombela considère l’ordonnance présidentielle comme une « étape importante » permettant au processus d’entrer dans une phase opérationnelle.
Jonas Tshiombela estime toutefois que le soutien au dialogue ne constitue pas un « chèque en blanc ».
Il appelle à un processus axé sur les préoccupations nationales plutôt que sur le partage des responsabilités politiques.
Sur la composition du processus, Jonas Tshiombela distingue le comité d’organisation de la représentation qui prendra part aux assises du dialogue national. Selon lui, le comité d’organisation doit essentiellement assurer les tâches préparatoires.
Il souhaite notamment la participation de différentes composantes de la société congolaise, y compris celles issues des provinces.
Pour la NSCC, les priorités du dialogue devraient notamment porter sur la paix et la sécurité, la cohésion nationale, la consolidation des institutions, la justice sociale, le développement, ainsi que les réformes institutionnelles et électorales.
Le président Félix Tshisekedi a signé, dimanche 13 septembre, une ordonnance portant création du Comité d’organisation du dialogue national. Ce texte ne convoque pas encore le dialogue, mais met en place la structure chargée d’en poser les premiers jalons.
Le comité aura notamment pour mission de définir les paramètres fondamentaux de ce dialogue et d’identifier ses besoins financiers, techniques, logistiques et sécuritaires. Il devra également proposer au chef de l’État les options nécessaires à la mise en place de la commission préparatoire.