Phénomène « Mpuku amemi congélateur » : un médecin alerte sur les dangers de cette nouvelle drogue

Selon le médecin, cette substance ne serait pas anodine. Les informations recueillies, notamment à travers les réseaux sociaux et les témoignages de consommateurs, font état d’un mélange comprenant notamment de la cyproheptadine, de la prométhazine, du tramadol et du diazépam, des médicaments susceptibles d’agir sur le système nerveux central.
Le Dr Mutinzumu insiste toutefois sur l’absence, à ce stade, d’une étude scientifique permettant de confirmer la composition exacte de ce mélange.
Il préconise, de ce fait, la mise en place d’une commission ou d’équipes spécialisées chargées d’identifier les différents produits qui le composent et d’évaluer scientifiquement leurs conséquences sur la santé.
Le risque de dépendance constitue également une préoccupation majeure. La présence supposée de tramadol, un opioïde, pourrait notamment exposer les consommateurs à une dépendance en cas d’usage répété ou de surdosage.
Le médecin évoque également des cas de convulsions visibles dans certaines vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, estimant que des intoxications sévères pourraient aller jusqu’à entraîner la mort.
Au-delà des conséquences sanitaires, le Dr Hervé Mutinzumu s’inquiète de l’impact de ce phénomène sur l’avenir de la jeunesse congolaise. Il appelle les autorités à agir afin de prévenir la banalisation de cette pratique et de protéger les jeunes contre les conséquences liées à la consommation abusive de médicaments.
Pour lui, la lutte contre ce phénomène dépasse ainsi la seule question sanitaire et concerne directement l’avenir du pays.
Face à la circulation de contenus faisant la promotion de « Mpuku amemi congélateur » sur les réseaux sociaux, le Dr Hervé Mutinzumu appelle ainsi à une réaction rapide des autorités compétentes.
Il estime qu’une identification scientifique de la composition de ce mélange et une sensibilisation accrue des jeunes sont indispensables pour prévenir d’éventuelles conséquences sanitaires et sociales. L’enjeu, selon lui, est surtout de ne pas laisser cette pratique se banaliser au point de compromettre l’avenir d’une jeunesse appelée à jouer un rôle majeur dans le développement de la RDC.