Ebola au Nord-Kivu : onze patients guéris quittent le centre de traitement d’Oicha

Onze(11) patients guéris de la maladie à virus Ebola ont quitté, vendredi, le Centre de traitement (CTE) de l’hôpital général de référence d’Oicha, au Nord-Kivu dand l’Est de la République démocratique du Congo(RDC), après une prise en charge médicale réussie, a appris l’ACP de source médicale.
« Nous rendons grâce à Dieu pour la guérison de nos frères et sœurs qui viennent de vaincre la maladie. Cette victoire est le résultat des efforts de toute l’équipe de riposte et de l’accompagnement de la communauté. Nous remercions particulièrement tous les acteurs engagés dans la surveillance, la prévention, les enterrements dignes et sécurisés ainsi que la prise en charge », a déclaré le Dr Esaïe Kasereka Nzala, coordonnateur de la riposte dans cette zone de santé.
Il a appelé à cette occasion la population à renforcer sa collaboration avec les équipes sanitaires pour freiner la propagation de l’épidémie.
Selon les données communiquées par le responsable sanitaire, la zone de santé d’Oicha totalise à ce jour 113 cas confirmés d’Ebola, dont 66 survivants et 47 décès. Sur l’ensemble des survivants, 15 avaient déjà été déclarés guéris avant cette vague, tandis que dix autres ont été célébrés lors de la cérémonie de vendredi.
Par ailleurs, 29 décès communautaires (survenus en dehors du CTE, dont 28 à domicile) ont été recensés, contre 18 décès enregistrés au sein de la structure de soins.
Le danger des décès communautaires et des résistances
Le Dr Kasereka a exprimé sa vive préoccupation face aux décès communautaires et aux résistances persistantes, attribuant ces pertes en vies humaines aux retards de transfert des malades.
« Les décès communautaires sont dus au retard dans la prise en charge. Les patients nous sont amenés dans un état critique à la suite de résistances », a-t-il expliqué, déplorant que certaines familles continuent de cacher les malades à domicile. « C’est un danger permanent. Ceux qui meurent à la maison contaminent leurs proches, les membres de leur famille et les visiteurs », a-t-il averti.
Le coordonnateur a , en outre , révélé que six cas confirmés avaient pris la fuite lors de leur transfert vers le CTE, précisant que l’un des fuyards serait décédé dans sa cachette avant d’être inhumé. Il a également condamné l’attaque d’une ambulance au quartier Ntwani, survenue alors que l’équipe médicale intervenait à la clinique Le Rocher pour évacuer un malade.
Tout en saluant la guérison d’une mère et de son bébé ainsi que de deux infirmiers parmi les sortants, le Dr Kasereka a réitéré son appel à la confiance envers le personnel soignant. La zone de santé d’Oicha poursuit ses activités de sensibilisation communautaire dans un contexte marqué par les défis de la riposte.