Somalie: le maintien au pouvoir du président est «illégal», tranche la Cour suprême

Le maintien au pouvoir du président Hassan Cheikh Mohamoud est « illégal », car l'adoption d'une nouvelle Constitution en mars dernier - qui a prolongé de quatre à cinq ans le mandat présidentiel - ne pouvait pas s'appliquer à son mandat actuel, a tranché ce 5 novembre 2026 la Cour suprême somalienne. La plus haute juridiction du pays a par ailleurs déclaré « nulle », dans une décision séparée, l'annonce mercredi sur Facebook par le chef de l'État de démettre de ses fonctions le président de la Cour suprême Bashe Yusuf Ahmed.
En Somalie, la Cour suprême a jugé illégale la prolongation d’un an du mandat du président. Hassan Cheikh Mohamoud avait fait voter au parlement en mars une modification de la Constitution. Elle permettait de repousser les élections générales, afin d’avoir le temps de mettre en place sa réforme électorale. Mais les juges ont estimé que les amendements votés ne s’appliquaient pas à son mandat en cours.
C’est ainsi une étape supplémentaire dans la crise politique qui secoue la Somalie depuis plus d’un an.
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