Éducation Cannot Wait : Raïssa Malu réaffirme l’engagement de la RDC à renforcer la résilience de son système éducatif

Intervenant au premier panel de cette conférence, Raïssa Malu a réaffirmé la détermination de la RDC à renforcer la résilience de son système éducatif face aux conflits armés, aux déplacements de populations et aux crises sanitaires.
Devant les partenaires internationaux et les représentants des gouvernements, la ministre d’État a présenté les priorités du Gouvernement congolais visant à préserver le droit à l’éducation des enfants vivant dans les zones touchées par les crises et à assurer la continuité de leur parcours scolaire, particulièrement dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon elle, cette orientation s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de l’éducation et de la formation en situation d’urgence (SEFSU) 2025-2029, adoptée par le Gouvernement congolais et mise en œuvre par son ministère à travers le Plan quinquennal 2024-2029.
Cette stratégie vise notamment à garantir la continuité des apprentissages, à renforcer la résilience du système éducatif ainsi qu’à améliorer la protection et l’accompagnement psychosocial des apprenants vulnérables.
Raïssa Malu a indiqué que l’investissement global prévu dans le cadre de la SEFSU s’élève à 824,20 millions de dollars américains pour la période 2025-2029, dont 326,72 millions de dollars destinés aux interventions programmées entre 2027 et 2029. Près de 249 millions de dollars sont consacrés à la continuité éducative, à l’accès à l’éducation et à la protection des enfants.
Dépasser les réponses exclusivement scolaires
La ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de dépasser les réponses exclusivement scolaires afin de prendre en compte les différentes vulnérabilités auxquelles les enfants sont confrontés en période de crise.
S’agissant de la RDC, elle a expliqué que le Gouvernement travaille avec plusieurs partenaires, dont ECW, à la mise en place d’espaces temporaires d’apprentissage, au fonctionnement d’écoles provisoires et au soutien des enseignants dans les zones affectées par les crises.
La ministre a ainsi défendu une approche intégrée associant éducation, protection et bien-être. Elle a également salué les interventions soutenues par ECW en RDC, notamment à travers les programmes pluriannuels de résilience qui combinent des espaces d’apprentissage sécurisés, la nutrition scolaire, l’accompagnement psychosocial et la formation des enseignants.
L’enseignement à distance comme réponse aux urgences
Raïssa Malu a également évoqué le recours à l’enseignement à distance ainsi que la nécessité d’adapter rapidement les réponses éducatives à l’évolution des crises, notamment sanitaires. Une approche qu’elle considère comme indispensable pour éviter que les situations d’urgence ne compromettent durablement les parcours scolaires des enfants.
En outre, la ministre d’État a insisté sur l’importance d’investir dans l’éducation afin de préparer des générations capables de construire des sociétés plus stables et de rompre avec les cycles de conflits et de violence qui privent des millions d’enfants de leur droit à l’éducation.
Un appel à mettre fin aux conflits et aux occupations illégales
Profitant de cette tribune internationale, Raïssa Malu a lancé un appel à la responsabilité collective de la communauté internationale, insistant sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des crises qui affectent l’éducation des enfants.
À l’issue de la conférence, des gouvernements, des partenaires internationaux, des bailleurs de fonds ainsi que des acteurs des secteurs public et privé se sont engagés à mobiliser immédiatement 541,6 millions de dollars américains à travers la campagne « Hope Starts Here » (« L’espoir commence ici »).
Ces fonds devraient permettre à 10 millions d’enfants touchés par les crises d’accéder à une éducation de qualité entre 2027 et 2030.
Fonds mondial des Nations unies dédié à l’éducation dans les situations d’urgence et de crises prolongées, Education Cannot Wait travaille en collaboration avec les gouvernements, les bailleurs de fonds publics et privés, les agences multilatérales, les organisations de la société civile ainsi que d’autres acteurs humanitaires et du développement, avec pour objectif de veiller à ce qu’aucun enfant ne soit laissé de côté.