RDC : Ebola commence à peser sur l’économie, alerte le FMI

Selon le FMI, l’épidémie, apparue dans la province de l’Ituri en avril dernier, affecte déjà l’économie nationale.
Cette évolution intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis, notamment sanitaires et sécuritaires. Le FMI considère que l’épidémie d’Ebola constitue désormais un facteur de risque pour les perspectives économiques du pays. Les difficultés enregistrées dans deux grandes exploitations minières au Katanga contribuent également au ralentissement de l’activité.
Par ailleurs, les équipes du FMI et les autorités congolaises sont parvenues à un accord au niveau des services sur le quatrième examen du programme économique soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le troisième examen du programme appuyé par la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Les discussions se sont déroulées du 22 octobre au 4 novembre 2026, sous la conduite de Calixte Ahokpossi.
Cet accord reste toutefois soumis à l’approbation de la direction du FMI et de son Conseil d’administration, dont l’examen est provisoirement prévu en décembre 2026.
Approuvé le 15 janvier 2025 pour une durée de trois ans, le programme soutenu par la FEC vise notamment à accompagner les réformes économiques et financières de la RDC, à préserver la stabilité macroéconomique et à renforcer la viabilité des finances publiques. Il constitue également un instrument de soutien à la balance des paiements du pays.
De son côté, la FRD accompagne les réformes destinées à renforcer la résilience de l’économie congolaise face aux changements climatiques et aux risques structurels qui en découlent. Elle vise notamment à intégrer les enjeux climatiques dans les politiques publiques et les investissements, tout en contribuant à préserver la stabilité extérieure du pays.
Les deux programmes ont déjà fait l’objet de précédentes évaluations. En juin 2026, le Conseil d’administration du FMI avait conclu le troisième examen de la FEC et le deuxième de la FRD. Cette décision avait permis de débloquer environ 258,2 millions de dollars au titre de la FEC et 90,3 millions de dollars au titre de la FRD, soit près de 348,5 millions de dollars de nouveaux décaissements.
Dans son appréciation de la situation congolaise, le FMI souligne néanmoins que les perspectives économiques restent exposées à plusieurs incertitudes. L’institution estime que la consolidation de la stabilité macroéconomique et la poursuite des réformes structurelles demeurent essentielles pour soutenir une croissance durable et inclusive.