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Devant les parlements de la CIRGL, Suminwa dénonce l’agression rwandaise et réclame l’influence réelle des femmes

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 2 novembre 2026 · Source originale

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a ouvert, ce lundi 2 novembre 2026 à Dar es Salaam, la Conférence parlementaire des femmes pour la paix et le développement, organisée dans le cadre du Forum des Parlements de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Devant les délégations parlementaires de la région, elle a tenu deux discours en un : un plaidoyer pour que les femmes pèsent réellement sur les décisions, et une dénonciation de l’agression rwandaise et des violences subies par les populations de l’Est de la République démocratique du Congo. « Notre ambition doit donc être claire : passer de la représentation à l’influence. Et passer de l’influence aux résultats », a déclaré la cheffe du gouvernement. Quatre demandes posées à la région La Première ministre a articulé son intervention autour de quatre appels : passer de la représentation des femmes à une réelle influence sur les décisions politiques et sécuritaires ; renforcer leur participation à la prévention des conflits, à la médiation et à la reconstruction ; mobiliser les leviers législatifs et budgétaires contre les violences basées sur le genre et pour l’autonomisation des femmes ; traduire les engagements régionaux en actions concrètes, assorties d’un suivi parlementaire. Le dernier point est le plus exigeant pour l’assistance. Il place la charge sur les parlements eux-mêmes, qui votent les lois et les budgets, et qui contrôlent les exécutifs. Une dénonciation portée là où siège le Rwanda Le choix de l’enceinte donne sa portée à la déclaration. La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs compte douze États membres, et le Rwanda en fait partie, aux côtés de l’Angola, du Burundi, de la République centrafricaine, du Congo-Brazzaville, de la RDC, du Kenya, de l’Ouganda, du Soudan du Sud, du Soudan, de la Tanzanie et de la Zambie. En nommant l’agression rwandaise devant les parlements de la région, Kinshasa a porté son accusation dans une organisation dont l’État mis en cause est membre de plein droit. Le Forum des Parlements de la CIRGL, qui organise ces assises, a été créé le 4 décembre 2008. Son secrétariat général siège à Kinshasa. La capitale congolaise abrite donc le bras parlementaire de l’organisation régionale au sein de laquelle la RDC plaide son dossier. Cette ligne est constante. Au sommet du COMESA à Harare, Kinshasa avait lié l’intégration régionale au retrait des troupes rwandaises . À Lusaka, en octobre, les ministres de la Défense de la CIRGL s’étaient réunis sur le désarmement des groupes armés . Ce que pèsent aujourd’hui les Congolaises dans les institutions L’écart que décrit la Première ministre se mesure dans ses propres institutions. Le Sénat de la République compte 109 membres. Les listes publiées par la chambre haute identifient entre 17 et 19 sénatrices selon la page consultée, soit entre 15,6 % et 17,4 % de l’effectif. Les deux décomptes ne concordent pas entre eux. C’est précisément la distance que vise la formule employée à Dar es Salaam. Une présence minoritaire dans les chambres ne produit pas mécaniquement du poids sur les arbitrages de sécurité et de budget, qui sont les deux leviers que la cheffe du gouvernement a cités. Dar es Salaam, seize ans après La ville n’a pas été choisie au hasard. C’est à Dar es Salaam qu’avait été créé, le 18 décembre 2010, le Forum des femmes de la CIRGL. Seize ans plus tard, la même ville accueille la première Conférence parlementaire des femmes de l’organisation, placée sous le thème « Pour une région des Grands Lacs pacifique et développée » et prévue jusqu’au 5 novembre. Le reste du déplacement La Première ministre, arrivée le matin même à Dar es Salaam , doit également visiter le port maritime de la ville et son port sec, deux infrastructures qui commandent une partie des échanges extérieurs congolais par le corridor oriental. Elle se rendra ensuite à Dodoma pour un entretien avec son homologue tanzanien, Mwigulu Lameck Nchemba. Elle avait défendu devant l’Assemblée nationale un budget 2027 de 24,8 milliards de dollars , axé sur la sécurité et le social. Rédaction À lire aussi RDC : Suminwa en Tanzanie pour la première Conférence des femmes parlementaires de la région des Grands Lacs COMESA : à Harare, Kinshasa lie l’intégration régionale au retrait des troupes rwandaises CIRGL : Kabombo préside à Lusaka la réunion des ministres de la Défense The post Devant les parlements de la CIRGL, Suminwa dénonce l’agression rwandaise et réclame l’influence réelle des femmes appeared first on BETO .

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