Tout part de partout, mais sait-on réellement où l’on va ? L’État de siège, entre inquiétudes sécuritaires et interrogations sur les solutions

La proposition d’instaurer l’état de siège dans le Haut-Uélé et le Bas-Uélé relance un débat fondamental sur l’avenir sécuritaire de ces deux provinces de l’ancienne Province Orientale. Entre incursions de groupes armés, tensions liées à la présence des éleveurs Mbororo et inquiétudes des populations, une question mérite d’être posée : l’état de siège est-il une réponse adaptée aux menaces identifiées, au regard de l’expérience de la province voisine de l’Ituri ?
Une déclaration qui interpelle
La Dynamique des leaders politiques et communautaires de la Grande Orientale a récemment demandé au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’envisager l’instauration de l’état de siège dans les provinces du Haut-Uélé et du Bas-Uélé.
Cette proposition, formulée lors d’un point de presse tenu à Kinshasa le 22 octobre 2026, intervient dans un contexte marqué par des préoccupations sécuritaires persistantes dans plusieurs territoires de ces deux provinces.
Il serait réducteur de considérer cette démarche comme une simple déclaration politique. Elle traduit également des inquiétudes qui méritent d’être examinées concernant l